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Nous sommes encore émerveillés de la belle fin de l’histoire de Ruth et Naomi, de l’œuvre silencieuse mais souveraine de Yaweh dans la vie de ces deux femmes qui traversent tant d’adversité, qui font des choix courageux, qui se placent volontairement dans l’alliance avec le Dieu d’Israël, malgré les circonstances douloureuses et l’extrême précarité de leur situation. Yaweh ne dirige pas le récit en acteur principal, il est même rarement nommé. Et pourtant, il habite de sa présence chaque étape du récit et sans cesse, au cours de l’histoire, agit par des événements providentiels.

Le livre de Ruth ne se termine pas avec la « Happy End » pour l’heureux couple ! Ruth n’est d’ailleurs plus mentionnée dans les dernières lignes du chapitre 4. L’auteur nous emmène résolument plus loin, vers le cœur, le sens profond de ce récit. Il déploie le plan divin pour l’humanité, il raconte la plus grande histoire d’amour que l’univers ne connaîtra jamais, celle de Dieu pour l’humanité.

Il nous aide à comprendre que comme Ruth, nous avons besoin d’un rédempteur. Comme Ruth, nous sommes toutes éloignées de Dieu et indignes de faire partie de sa famille. Nous sommes naturellement en colère contre Lui, refusant de reconnaître ses lois et de lui laisser le contrôle de nos vies. Cette attitude nous amène à manquer l’objectif que Dieu, notre Créateur, a pour nous, pour nos vies. Cet échec est souvent appelé péché dans la Bible. Il provoque souffrance et ruptures dans nos vies et dans celle des gens autour de nous.

Mais le péché et la souffrance ne devraient pas marquer la fin de notre histoire ! Car nous avons un rédempteur, Christ, le Messie. Il a quitté la gloire du ciel afin de partager notre humanité. « Il a été tenté en toutes choses, comme nous, mais sans commettre de péché. » (Hébreux 4 :15). Il a traversé les ténèbres les plus sombres de toute l’histoire de l’humanité. Il a fait face à la colère de l’ennemi et au jugement de Dieu. Sur la croix, lieu unique où l’exigence de la justice de Dieu et son amour inconditionnel peuvent être réconciliés, il a porté la rébellion, la folie et le mal de toute l’humanité.

La souffrance fut extrême : « il a sué du sang ». La terre a tremblé. Tout cela pour toi.

Ton rachat a un prix immense : la vie et l’agonie du fils de Dieu.

Jésus a choisi ce chemin par amour, pour t’arracher à la condamnation d’un avenir sans espérance et de t’introduire dans son alliance éternelle. C’est ce que nous célébrons à Pâques. Nous nous souvenons de la mort cruelle, indigne de Jésus, et de sa résurrection, de sa victoire sur la mort ! Jésus a accepté de devenir, une fois pour toute, « l’agneau pascal » (1 Corinthiens 5 :7). Déjà, lors de la sortie d’Égypte (Exode 12), le sang de l’agneau protégeait ceux qui se plaçaient sous sa couverture. Ce sang annonçait la rédemption à venir.

Jésus, Rédempteur, Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. (Jean 1 :29)

A l’époque, le parent rédempteur, le « Goel », devait prouver son droit, ses ressources et manifester son désir pour le rachat (Lévitiques 25). Le parent de Naomi, « l’homme sans nom », avait le droit et les ressources, semble-t-il, mais pas le désir, à l’inverse de Boaz qui a réuni les trois conditions.

Comment Jésus a-t-il pu devenir notre véritable rédempteur ?

Jésus avait-il le droit de nous racheter ? Pour être un « Goel », il fallait d’abord être un membre de la famille, un parent proche. C’est pour cela que Dieu s’est fait homme. Jésus, vrai homme et vrai Dieu, « a habité parmi nous » (Jean 1 :14). « De conditions divine, Il s’est dépouillé, Il a pris la condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains, reconnu comme un simple homme » (Philippiens 2 :5-7). Jésus est devenu notre parent, a pris une forme humaine, comme toi et moi, et a ainsi obtenu le droit de nous racheter.

Jésus avait-il les ressources de nous racheter ? « Jésus, le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. En effet, c’est en lui que tout a été créé dans le ciel et sur la terre, le visible et l’invisible, trônes, souverainetés, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il existe avant toutes choses et tout subsiste en lui. (…) Il a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé sur la croix. (Col 1 :15-20) « Jésus est le grand prêtre de la foi. » (Hébreux 3 :1). Jésus, d’essence divine et humaine, est à l’origine de toutes choses. De par son autorité divine sur terre et dans le monde spirituel, et par sa victoire sur la mort, Jésus est lui-même la seule ressource qui satisfait aux exigences de Dieu pour racheter l’humanité.

Jésus avait-il le désir de nous racheter ? Il s’est laissé clouer sur une croix. Il a vécu l’atroce humiliation, la punition, la malédiction et la mort que nous devrions vivre. (Galates 3 :13). « Par son sang, nous sommes rachetés, pardonnés de nos fautes, conformément à la richesse de sa grâce ». (Ephésiens 1 :7). « Il s’est donné lui-même pour nous afin de nous racheter de toute faute et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié et zélé pour de belles œuvres » (Tite 2 :13-14), « Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous sommes rachetés, pardonnés de nos péchés. » (Col 1 :13-14) Il nous a rachetés afin que nous soyons adoptés dans la famille de Dieu, pour l’Eternité. (Galates 4 : 4-5).

Jésus a prouvé par sa vie, sa mort et sa résurrection qu’il avait le droit, les ressources et le désir de nous racheter !

Une invitation personnelle

Ruth aurait pu refuser l’offre généreuse et sacrificielle de Boaz, et demeurer dans la précarité de sa situation. De la même manière, il te revient de décider si tu crois et accepte ce que Jésus-Christ a accompli.

Si tu choisis, comme Ruth, de te laisser racheter par Dieu, il t’offre l’espérance éternelle. Cela ne veut pas dire que toutes tes circonstances vont soudainement se simplifier, se résoudre. Mais dans le silence de l’épreuve, tu sauras que Dieu œuvre pour ton bien. Car ce monde ici-bas n’est pas la fin de l’histoire, ni le but de notre réconciliation avec Dieu. Il reste toujours un chapitre éternel à ton histoire…

Tu as certainement entendu parler de Job, personnage biblique de l’AT, qui a tant souffert. Il avait l’assurance que sa mort physique n’était pas le dernier chapitre de son existence. Son espérance transcendait la fin de sa vie sur terre et il a pu affirmer : « Pour ma part, je sais que mon rédempteur est vivant (ou celui qui me rachète) et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau aura été détruite, en personne je contemplerai Dieu. » (Job 19 : 25-26)

Dieu te rachète, t’appelle par ton nom, il prend soin de toi. Il habite de sa présence ce que tu vis aujourd’hui et te donne une espérance éternelle :

« N’aie pas peur, car je t’ai racheté. Je t’ai appelé par ton nom : tu m’appartiens ! Si tu traverses de l’eau, je serai moi-même avec toi ; si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront pas. Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas et la flamme ne te fera pas de mal. En effet, je suis l’Eternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur… » (Ésaïe 43 : 1-3a)

Ce petit livre de Ruth se termine sur une généalogie : Boaz – Obed – le Roi David. Cette généalogie continue dans le Nouveau Testament : « Boaz eut Obed de Ruth ; Obed eut pour fils Isaï ; Isaï eut David … de cette lignée est né Jésus, qu’on appelle le Christ » (Matthieu 1:16). Alors que le récit prend fin et que Ruth s’efface, elle laisse place à l’annonce d’un roi selon le cœur de Dieu, David, qui sera lui-même l’ancêtre du Roi des rois, Jésus, le Messie !

Tout converge vers Bethlehem, petite ville de Judée.

Tu te souviens qu’Elimélek et Naomi, à l’époque des Juges, plus de 1000 ans avant JC, quittent Bethlehem, touchée par la famine.

C’est là que Ruth revient du pays de Moab avec Naomi, qu’elle épouse Boaz et donne naissance à Obed.

C’est aussi là que Samuel, prophète de l’Eternel, est envoyé, une centaine d’années plus tard, pour oindre David, futur roi d’Israël. (1 Samuel 16:1-13, 17:12).

Enfin, Joseph et Marie, de la tribu de Juda, quelques 900 ans plus tard, quittent la Galilée pour se rendre à Bethlehem pour le recensement de tout l’Empire ordonné par l’empereur Auguste (Luc 2:1-7).

C’est là, dans cette petite ville de Judée, comme annoncé par le prophète Michée (Michée 5:1) que naitra Jésus, Sauveur du monde, Rédempteur de toute l’humanité, descendant du Roi David, d’Obed, de Ruth, la Moabite !

Alors que je sillonne entre ces dates, ces siècles d’histoire, ces prophéties, le déroulement improbable de tous ces événements dans la même petite ville, dirigés par la main souveraine de Yaweh, je vois éclater la gloire, la fidélité, l’action providentielle et l’intention de Dieu de t’aimer ! Il écrit cette Grande Histoire pour te révéler son amour !

Mais, si Christ est le rédempteur de l’humanité, pourquoi encore tant de souffrances et de mal dans notre monde ? Nous ne sommes pas encore au dernier chapitre de la Grande Histoire. Son apothéose, le règne définitif de Jésus, l’Agneau de Dieu, nous est annoncé dans le livre de l’Apocalypse (5:1-13). Si nous n’avons pas l’espérance que Christ règnera parfaitement un jour, alors, vraiment, la vie n’a pas de sens… Il viendra régner pour l’éternité et mettra un terme à toutes les larmes et les injustices.

Dans l’attente de ce jour glorieux, je suis convaincue qu’il y a un avenir même au cœur de ta plus profonde détresse car Christ a visité et vécu cette détresse pour pouvoir t’en libérer. ( Esaïe 53)

Et cette promesse ne s’arrête pas à toi ou au peuple élu de Dieu ! La vie de Ruth la Moabite, l’étrangère, en est la preuve. Dieu aime tous les peuples. Il a donné sa vie pour racheter les hommes et les femmes de toutes les tribus, toutes les langues, tous les peuples, de toutes les nations et pour les accueillir dans sa famille. (Romains 8 :14)

Aujourd’hui encore un tiers de la population de notre monde nait, grandit et meurt sans connaître l’amour de Jésus. Es-tu prête à offrir ta vie, tes ressources, ton temps pour que cette Bonne nouvelle résonne jusqu’aux extrémités de la terre ?

Cette histoire d’amour de Dieu pour toi est une invitation à prendre part à la Grande Mission de Dieu avec ta vie, tes compétences, ton temps, tes revenus. Dieu désire révéler son Amour à travers ta vie, comme il l’a fait à travers celles de Ruth, Naomi et Boaz !

Alors, va, raconte, aime, espère … « Afin qu’un jour, aux côtés d’une foule immense d’hommes et de femmes de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, nous nous tenions ensemble devant le trône et devant l’Agneau… criant d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l’Agneau, notre rédempteur. La louange, la gloire, la sagesse, la reconnaissance, l’honneur, la puissance et la force sont à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen !» (inspiré d’Apocalypse 7 :9-12)

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